les mythes du gémeaux ( zodiaque )
Publié le 17/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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En plusieurs épisodes :
Parmi les textes évocateurs des Gémeaux on sera tenté de citer le récit de Gilgamesh, l’un des plus anciens qui nous aient été conservés depuis la Mésopotamie. Gilgamesh par bien des traits ressemble à Héraklès et lui a sans doute servi de modèle. Gilgamesh est aussi fort, aussi puissant que notre héros grec et il est peut-être plus sage…Sa rencontre avec Enkidu marque une étape essentielle de son histoire. Enkidu n’est pas un jumeau, ni frère, mais il deviendra l’un et l’autre, et il y aura entre eux une sorte d’éblouissement affectif qui les liera au-delà de la mort.
Enkidu perdu par la femme :
On le voit, la notion de demi-dieu, de héros divin existait déjà chez les Babyloniens. Voici donc que Gilgamesh, malgré toutes ses vertus, est craint de ses sujets. Aimé et redouté à la fois. Et apparemment à cause d’une sexualité exigeante et débordante… Ainsi tout comme les Dioscures, Gilgamesh manque de mesure, procède à des rapts et ne contrôle pas sa force. Sa stature est d’un géant. Ses manières, d’un sauvage. Endiku ignore quelle est sa race et quel est son pays. Il vient à la vie dans le désert parmi les bêtes paisibles ou sauvages. Il comprend leur langage, il partage leur chasse. Avec les gazelles il broute l’herbe des près, avec les bœufs il boit tout son soûl, penché sur les sources avec les fauves mêmes, il s’abreuve à longs traits, sans crainte aucune. Un jour vient au désert un chasseur qui le voit et s’étonne. Il revient le lendemain et le jour suivant. Enkidu flaire avec terreur cette créature nouvelle qui l’épie. Il ramène son troupeau en gémissant et la crainte couvre sa face, ses entrailles se tordent. Tel le voyageur éprouvé par un périlleux voyage, il entre en son repaire. Cependant le chasseur s’en retourne dans la plaine pour conter aux seins la rencontre qu’il a faite. Son père alors lui répond : Mon fils, en Uruk règne Gilgamesh que nul n’a jamais pu vaincre. De tous ceux de ce pays il est plus fort et le plus grand. Seul Anu peut lui être comparé. Va trouver Gilgamesh et conte-lui ce que tu sais du monstre. Ainsi fait le chasseur. À l’ordre de son père il se soumet. Le voici dans la ville en face de Gilgamesh. Et dans sa sagesse, Gilgamesh lui fait cette réponse : Va chasseur, prends avec toi une courtisane du temple, de celles qu’on nomme hiérodules. Et quand le gaillard rassemblera ses bêtes près de la source, qu’elle retire son vêtement, qu’elle dévoile toute sa beauté. Il sera fasciné, il voudra l’étreindre, alors son bétail qui a grandi au désert ne le reconnaîtra plus. Le chasseur choisit une courtisane avec laquelle il marche longtemps dans le désert. Au bout de trois jours ils arrivent près d’un point d’eau ; alors ils s’assoient et attendent, comme pour une embuscade. Ils attendent un jour et encore un autre jour. Enfin le bétail paraît au faîte d’une dune, il en dévale la pente et vient à la source se désaltérer. Voici Enkidu le fils de la montagne. Ses ongles lui sont griffes, ses lèvres museau, ses cheveux crinière. Il plonge avec les bêtes dans l’eau transparente. Il se rafraîchit, délicieusement, il boit tout son soûl. Alors le chasseur parle à la courtisane : Tu le vois, le sauvage engendré par la montagne profonde, celui qui dévaste tout.
La fin d’Enkidu :
Voilà Enkidu saisi d’une étrange langueur. Il maudit la courtisane, convaincu que cette soudaine faiblesse lui est imputable. Il perd ses forces. Bientôt Gilgamesh craindra réellement pour la vie de son ami. C’est pour sauver son > qu’il ira chez Unapishti chercher le secret de l’immortalité et entreprendre sa longue descente au royaume des morts. Pourtant, Enkidu va mourir, à l’absolu désespoir de Gilgamesh. Celui-ci ira même jusqu’à demander au dieu Nergal , fils d’Ishtar et époux d’Éreshkigal, déesse des enfers, d’ouvrir un trou dans la terre. L’âme d’Enkidu s’en échappe et Gilgamesh le verra sans pouvoir le toucher. Enkidu n’a été créé par les dieux que pour mourir, pour accroître, par sa mort, quelque chose en Gilgamesh qui est aussi la découverte de l’attachement, tout comme Gilgamesh, par la découverte de l’amour, ouvrira à Enkidu les portes de la conscience. L’un des deux, encore une fois, doit mourir.
Publié le 17/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Même Héraklès possède un frère jumeau, Iphiclès, le , fils d’Amphitryon qui trouvera la mort en combattant le fils d’Hippocoon, après avoir accompagné Héraklès à la chasse au célèbre sanglier de Calydon responsable de la guerre entre les Grecs et les Courètes. Parmi les travaux d’Hercule-Héraklès qui évoquent les Gémeaux, Isoline Agenet a choisi la capture de la biche aux pieds d’airain consacrée à Artémis. Le héros doit la capturer vivante. Personne ne peut la suivre à la course tant elle est rapide et infatigable…Elle est vive comme le mercure, joueuse comme un Gémeaux. La poursuite, nous dit Isoline Agenet, est ludique car la biche part, se cache, attend Héraklès, file à nouveau dans les sous-bois, lui échappe, s’amuse avec lui. La chasse prend plus d’un an. Elle passera de l’autre côté d’une frontière qu’il ne peut franchir et il devra attendre son bon vouloir, son retour. Un jour, un peu mélancolique, elle réapparaît. Il l’attendait. Elle ne fuira plus et il n’aura plus qu’à lui lier les pattes et à la mettre sur son dos. Mais en chemin, il rencontre Artémis à laquelle la biche appartient et qui lui est consacrée. Artémis est accompagné, comme par hasard, de son jumeau Apollon. Héraklès craint la colère de la déesse. > lui demande-t-elle. Il dépose alors la biche à ses pieds puis elle le laisse repartir avec son fardeau, voyant que la bête n’est pas blessée.
Publié le 17/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Ailleurs, on retrouve un dieu proche de Mercure-Hermès, Lug le Celte. Comme lui, il possède des talents innombrables. Wotan des Nordiques n’est pas très éloigné Bellenos des Gaulois non plus. Mais Hermès seul est père d’Hermaphrodite et en cela il restitue le mythe de la gémellité. Car être androgyne ou jumeau participe spécifiquement de la même démarche fondatrice de toute création et de toute civilisation. Bien que Georges Dumézil nous mette en garde contre des rapprochements trop simplistes entre dieux d’origines et de mythologies différentes, on ne saurait écarter entièrement certains points communs entre Loki, dieu scandinave, et Hermès ou Héphaïstos. Il y a du > en Loki, ami, auxiliaire et ennemi des dieux tout à la fois. Il va, chaussé de ses chaussures magiques qui lui permettent de se déplacer dans l’air et dans l’eau, comme les talaria, les sandales ailées de Mercure-Hermès, l’aident à se déplacer très vite. Loki est mobile, ingénieux, farceur, menteur, espiègle et insolent, voleur et astucieux, habile comme Hermès dans les négociations, et changeant à l’extrême. On le dit , lié au vent et au feu. On le nomme l’Ase Malin. À entendre au double sens du mot : malin-astucieux et malin habité par l’esprit du mal…Dumézil écrit : > Ce que Bricriu, Syrdon et Loki ont en commun, à l’égal d’Hermès, c’est l’intelligence et un esprit jamais à court d’expédients. Loki et Sydron à leur façon possèdent cette aptitude à jouer avec les idées, en toute liberté ; >, écrit encore Dumézil. > Si Odinn symbolise l’intelligence recueille, Loki représente l’intelligence impulsive. Et celle-là n’est-elle pas plus conforme à celle de notre mercurien astrologique, double lui aussi, que ce soit par le signe des Gémeaux ou par celui de la Vierge ?
Publié le 17/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Cette affaire de bétail volé nous en rappelle une autre, directement liée au maître des Gémeaux : Hermès-Mercure. On se souvient de la naissance étonnante de ce jeune dieu irrespectueux. Sa mère, Maïa, l’a couché. Il vit depuis quelques heures à peine lorsqu’il sort de son berceau et va voler les bœufs qui appartiennent à Apollon, le cache dans une grotte en prenant soin d’effacer la trace de leurs sabots, ramasse une carapace de tortue pour en faire une lyre et regagne son berceau où il jouera les angelots endormis. Apollon viendra se plaindre à Maïa qui n’en croit pas ses oreilles lorsqu’il lui dit : Ton fils m’a volé du bétail. En toute bonne foi, elle affirmera l’innocence de son fils. Mercure-Hermès, lui aussi—et ce n’est pas un hasard—apparaît comme un dieu au double visage, à la double nature. Ailé, léger, ses talaria aux pieds, rapide comme le vent, il ne pèse pas sur ce sol qu’il parcourt pour porter les nouvelles, jouer les messagers et les intermédiaires. Il représente le Trickster des jungiens, le joker du jeu de cartes, ludique par excellence, ingénieux et irrévérencieux. Malin, débrouillard et aérien. Certes Hermès le Grec et Mercure le Romain sont une seule et même figure, mais on > leur nom d’une manière un peu différente. Hermès, cette face de Mercure, a qualité d’initié, accompagnateur des âmes, mercure alchimique, médiateur de l’essentiel. Mais les ambiguïtés ne manquent pas qui nous font passer de Mercure à Hermès et d’Hermès à Mercure. Hermès est un dieu aimable, serviable, plein d’une bonne volonté que rien ne décourage, venant en aide aux dieux comme aux mortels. Il mettra souvent Ulysse en garde contre divers dangers et notamment contre les pouvoirs de Ciré la magicienne. Apollon lui enseigne bien des choses. Il n’a point de rancune pour le jeune dieu qui lui a joué des tours dès le berceau et il a pardonné le vol du bétail—bientôt restitué—contre la lyre fabriquée avec la tortue. Hermès amuse Apollon comme il amuse d’autres dieux, et parfois les irrite. Apollon lui enseigne les arts divinatoires. Les fées lui devront sans doute leur baguette magique. Dieu libre, impertinent, jamais servile, il agace les dieux parce qu’il leur vole des objets ou les leur cache. Il dérobera son épée a Arès, son trident à Poséidon…Il vole ainsi Aphrodite une sandale et ne lui rend que contre un odieux chantage : elle devra se donner à lui ! Mais on sait que les femmes pardonnent facilement aux hommes d’esprit et les déesses, sans doute, n’échappent pas à la règle. Hermès possède ce pouvoir et il en profite sans scrupule. De son union avec Aphrodite naîtra Hermaphrodite, créature étrange à la fois mâle et femelle. Hermès ne peut rien faire comme les autres… pas même des enfants ! Il possède un exceptionnel sens de l’orientation et il montre le chemin à qui lui demande. Ce qu’il enseigne n’est pas toujours très moral : à duper, à truquer ses comptes. Il devrait être le patron des contribuables ! Ce n’est pas le plus scrupuleux des dieux mais, par-dessus tout, il a le goût du jeu. L’autre visage du dieu nous montre l’émissaire auprès d’Hadès, l’habile négociateur, le diplomate. Psycho-pompe, c’est lui qui accompagne Orphée jusqu’aux enfers lorsque celui-ci vient chercher, éperdu, sa jeune fiancée trop tôt ravie à son amour. De tous côtés, on le remercie, on le prie, on le fête. Et il fait songer à ces saints devant la statue desquels on accumule les ex-voto, pour un objet retrouvé, une guérison. Rien n’a changé. Il court, comme le >. Il est >. On perçoit bien là sa maîtrise sur le signe des Gémeaux et ces Dioscures vainqueurs des Jeux olympiques. Mais il est aussi celui qu’on retrouve en Égypte sous les traits de Thot ou d’Anubis, guide des âmes. Comme le Grand Hermès, il assumera aussi le rôle d’inventeur des sciences et des arts, de la magie et d’une philosophie qui portera son nom : l’hermétisme. Pour interpréter les rêves, c’est à lui qu’il convient de s’adresser. De qui est-il le fils ? De Maïa, violée par Zeus. Son nom évoquerait la pierre phallique ou la pierre de borne, sur les routes, au carrefour, pour guider le voyageur. Il accorderait l’éloquence, l’art du bien-parler…et même le succès aux concours ou aux examens. D’ailleurs les beaux aspects de Mercure à Jupiter en portent souvent témoignage. Il aurait même inventé la géomancie et un jeu divinatoire avec osselets. Peut-être ceux-là mêmes qu’on aperçoit aujourd’hui encore dans les musées étrusques de Toscane. À Hermès encore, on prête bon nombre d’inventions ou de pratiques : les échelles musicales, l’astronomie, les poids et mesures, la culture de l’olivier, la gymnastique et la boxe. On retrouve, au moins dans ces deux dernières spécialités, la trace de nos Dioscures. Une autre version, d’ailleurs, voudrait que les Dioscures soient nés non de Léda mais de Némésis—Vengeance divine, avec toujours Zeus pour père, qui aurait confié les œufs à Léda et d’où seraient nés Hélène, Castor et Pollux. On aurait alors perdu Clytemnestre en route.
Publié le 13/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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À y regarder de près, les filles de Léda ont très certainement provoqué plus de catastrophes que leurs frères. Mais ceux-ci ne sont pas des anges et ils ont eux aussi la fâcheuse habitude de rapter les femmes qui leur plaisent (cela devrait les rendre indulgents pour Thésée et Pâris). Le jour même des noces de leurs cousins, jumeaux eux aussi. Lyncée et Idas, ils tenteront d’enlever les deux jeunes épouses. L’une des versions du mythe veut même que dans la terrible bagarre qui s’ensuivit, Castor aurait été tué et que Pollux, désespéré, aurait demandé à Zeus de ne pas les séparer et aurait obtenu de demeurer ensemble, réunis dans la constellation des Gémeaux. Selon d’autres versions, ils auraient été condamnés à passer 6 mois sur terre et 6 mois dans le ciel, devenant, comme Perséphone, des dieux agraires. On sait qu’avant cela ils se retrouvent sur l’Argo, le navire que Jason a affrété pour conquérir la Toison d’or et qu’ils font partie des Argonautes, avec Lyncée et Idas avec lesquels ils sont alors alliés. Pollux constituait une bonne recrue en tant que lutteur émérite, inventeur de la boxe, et Castor également, en tant que dresseur de chevaux et cavalier exceptionnel. On dit même que, pendant la traversée, Zeus aurait manifesté sa protection en faisant briller au-dessus de la tête de ses fils une petite flamme, les feux de Saint-Elme, qui font des jumeaux célestes les protecteurs des marins. On mentionne encore une sombre histoire de vol de bétail, forfait commis avec la complicité de leurs fameux cousins. Ils auraient tous ensemble décidé que le premier qui aurait fini sa part de viande obtiendrait la plus grosse part du butin. Lyncée aide son frère tous deux emportent les bœufs. Mais Castor qui, très loin, s’était caché dans un tronc d’arbre. Il lance son javelot, transperce l’arbre… et Castor, tandis que Pollux massacre Lyncée et que Zeus, soutenant ses fils, foudroie Idas. C’est là que Pollux aurait supplié son père de les réunir, même si une méchante version prétend que l’un parcourt le ciel et l’autre la terre et qu’ils ne se rencontrent jamais, n’étant jamais en même temps au même endroit. Pour plus tendrement fraternelle qui les unit dans la mort et au ciel. L’astrologie a retenu les deux frères et abandonné les deux filles à leur tragique destin. On a tendance à attribuer la dimension créatrice, artistique, à Castor le dresseur de chevaux. On ne sait pas très bien pourquoi. Et la dimension cynique, réaliste, efficace, plus >, à Pollux. L’expérience semble lui donner raison mais aucun Gémaux n’est jamais tout à fait l’un ou tout à fait l’autre. Mais la mythologie ne justifie pas cette dichotomie. Après tout, c’est Pollux, l’immortel fils de Zeus, qui connaît le désespoir à la mort de son frère. Ou bien le seul fait d’être immortel nous couperait-il des émotions humaines ? Tout ce que l’on peut dire c’est qu’à l’intérieur d’un seul Gémeaux les vérités changent parfois très vite, tout comme les émotions sont fugaces. Si le nom de Pollux signifie le >, celui de Castor évoquerait l’éclat. Castor aurait enseigné à Héraklès l’art de la guerre—ce qui n’est guère associé à l’art ou à l’émotion—et avec Pollux, il aurait remporté de nombreux prix aux jeux olympiques. On les décrit donc comme sportifs, rusés, vindicatifs, pas toujours scrupuleux ni honnêtes, irréfléchis comme des adolescents ne sachant pas résister à un défi aventureux. On leur prête tout même quelques activités artistiques : ils seraient les inventeurs de la danse et de la musique guerrière et protecteurs des bardes, donc des poètes. On leur attribue des vertus d’hospitalité et des dons de navigateurs, et la longévité. On les appelle au secours et ils arrivent sur de beaux coursiers blancs, une étoile au front, sans toujours savoir dans quelle folle aventure ils vont s’engager. La vie pour eux et un jeu.
Chez les Germains, on les désigne sous le nom des frères Alkis. Les puissants Cabires, adorés un peu partout, en Phénicie et en Égypte notamment, auraient quelque chose à voir avec les Dioscures mais ils seraient 8 et non 4. On les disait fils d’Héphaïstos, en Grèce. Mais avec ces êtres-là, tous les dédoublements sont possibles. Dieux de la conciliation ou de la réconciliation, les Dioscures nous parlent un langage mercurien. Et, dans leur querelle avec ces autres cousins jumeaux, Lyncée et Idas, on ne cesse de se demander où ils en sont de leurs brouilles, s’ils jouent ensemble, partagent leurs équipées ou sont prêts à s’entre-tuer. Ils mourront tous pour quelques têtes de bétail. Confrontés à l’absurde d’un destin dont on comprend mal les ressorts.
Pour les natifs :
Comme tous les natifs de signes doubles ils connaissent des alternances. Leur couple est représenté par le signe même, deux poutres parallèles réunies par deux poutres transversales.
Publié le 13/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
C:Documents and SettingsuserMes documentsMes imagesdieux et héros du zodiaqueCOMMENT ON DECHAINE UNE GUERRE.jpg
La colère de Ménélas, dépossédé de sa ravissante épouse, sera terrible. Il rappellera leur serment aux prétendants évincés et ils s’engageront tous de suite du roi dans l’interminable guerre de Troie, ville où se sont cachés les amoureux. Dix ans d’une guerre fort coûteuse en vies et riche en faits prodigieux qu’Homère et Ovide nous raconteront. À la fin de la guerre et après la mort de Pâris, Ménélas récupère la fugueuse. Celle-ci pouvait sans peine incriminer Aphrodite, confortable habitude contractée par les héros et les héroïnes qui ont bien conscience d’être les jouets irresponsables des caprices de la déesse. Il suffit ensuite d’en convaincre le jaloux—ou la jalouse. Mais, même si Ménélas lui pardonne, trop heureux de la retrouver, elle sera chassée par son fils Nicostratos, fuira à Rhodes où les Erinyes la rejoindront et se débarrasseront d’elle. On la découvrira pendue. Certains disent que ce crime fut perpétré par Polyxo, la veuve du roi Tlépolémos, et qu’auparavant, elle l’avait étouffée dans son bain. Il existe une autre fin : elle aurait accompagné Ménélas au séjour des morts, aux Champs-Élysées. Ou bien encore, en Tauride, elle aurait été sacrifiée à Artémis par Iphigénie en personne. On a tout tenté pour disculper Pâris. On a même prétendu qu’il n’avait rapté qu’un fantôme, une sorte de double d’Hélène. Avec les Dioscures, tout est possible…en matière de doubles.
Publié le 13/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
C:Documents and SettingsuserMes documentsMes imagesdieux et héros du zodiaqueLA BELLE HELENE.jpg
Que les Gémeaux se rassurent….tous ne vivent pas, tant s’en faut, dans l’harmonieuse ambiance des Atrides et on comprend pourquoi la postérité a préféré retenir l’histoire des jumeaux mâles, infiniment moins maudits que les filles. Toutefois, nous ne pouvons passer sous silence l’histoire d’Hélène. Si Clytemnestre est un personnage agressif, tout pétri de colère et hanté par la vengeance—trait qu’elle léguera d’ailleurs à ses descendants directs—, il n’en va pas de même d’Hélène. Nous savons qu’elle est d’une beauté quasiment irréelle et qu’Aphrodite l’a accablée du dangereux pouvoir de séduire qui elle voulait. Thésée l’enlève, alors qu’elle est encore une toute jeune fille et la confie à sa propre mère, le temps de la laisser grandir un peu. D’ailleurs Thésée a autre chose à faire : il doit accompagner son ami Pirithoos aux enfers, ce dernier étant tombé amoureux de Perséphone et ayant décidé de la capter à son tour. Cette présomptueuse démarche déplaît souverainement à Hadès qui fait prisonniers les deux hommes au Royaume des Ombres, pendant quelque temps. Certains disent même que Pirithoos y laissa sa vie, pour s’être assis sur la chaise d’oubli dont ont se relève pas… pendant ce temps, Castor et Pollux délivrent Hélène, ce qui, en l’absence de Thésée, ne doit pas constituer une tâche surhumaine. Tyndare, père supposé d’Hélène, décide alors de marier sa trop jolie fille, dont il pressent qu’elle lui causera bien des tourments. Les prétendants sont nombreux. Et Tyndare, en homme avisé, croit sage de faire promettre aux princes évincés qu’ils s’engageront à prêter aide et secours, en toutes circonstances, à l’heureux élu. Et tous les éconduits jurent comme un seul homme qu’ils soutiendront le vainqueur, en l’occurrence Ménélas. Hermione naîtra de cette union. Hélène ne sera pas pour cette enfant une mère irréprochable puisqu’elle l’abandonnera à l’âge de 9 ans. Plus tard, son père voudra la fiancer à Oreste…meurtrier de sa propre mère, Clytemnestre, mais c’est le fils d’Achille qu’elle épousera, Néoptolème. Quelques années après le mariage d’Hélène et de Ménélas, Pâris, le fils du roi Priam, se rend à la cour de Sparte. Et Aphrodite joue encore un tour à sa façon à Pâris et Hélène ; ils s’aperçoivent, tombent dans les bras l’un de l’autre. Elle s’enfuit avec Pâris, emportant quelques uns des biens de Ménélas et lui laissant leur enfant. Pâris de son côté pille le trésor du roi de Sidoniens de poursuivre les fuyards. Leur fuite les entraîne très loin, jusqu’en Égypte, en Phénicie, à Chypre, avant de chercher refuge à Troie.
Publié le 13/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Ces enfants—et les filles en particulier—provoqueront bien des remous dans l’histoire grecque : Hélène, sa vie durant et bien au-delà, portera la responsabilité de la guerre de Troie et des morts innombrales qu’’elle a provoquées. Clytemnestre deviendra, contre son gré, l’épouse d’Agamemnon (n’oublions pas, pour justifier les actes meurtriers de Clytemnestre, qu’Agamemnon venait tout juste d’assassiner le premier mari de celle-ci, le fils aîné de Thyeste). Elle tuera à son tour son second époux avec la complicité de son amant, Égisthe. Agamemnon sera finalement vengé par Oreste, son fils, aidé en cette affaire ténébreuse par Électre, sa fille. D’Agmemnon, en effet, elle eut trois enfants, Oreste, Électre et Iphigénie. Et elle ne pardonnera jamais à Agamemnon d’avoir sacrifié Iphigénie pour une sombre histoire de vents contraires ou de susceptibilité absurde de la déesse Artémis. Joyeuse lignée qu’on désignera longtemps sous le nom d’Atrides, synonyme de sanglante famille et de meurtres en série. À l’origine, il y a Atrée, fils de Pélops, roi de Mycènes. Et une succession de haines, de crimes, de victimes égorgées, de violences et d’adultères qui conduiront Atrée à faire assassiner les trois enfants que Thyeste avait eus d’une naïade—Aglaos, Orchomenos et Calliléon—, lui présentant ses enfants rôtis à un repas. De cette abominable histoire est née la malédiction tenace que Thyeste fit peser sur la maison des Atrides et qui engendra d’autres morts horribles. Clytemnestre, il est vrai, tuera Agamemnon. Électre ne le lui pardonnera pas ; pas plus qu’Oreste. Clytemnestre dira à sa fille :> Elle reprochera encore à Agamemnon d’avoir sacrifié Iphigénie aux Argiens. C’est-à-dire aux Achéens. Électre répliqera qu’Agamemnon a agi contraint et forcé et qu’il dut immoler Iphigénie en réparation d’un cerf qu’il avait tué. Raison qui, si nous étions à la place de Clytemnestre, ne saurait nous convaincre ni nous consoler. Dans l’Électre de Sophocle, Oreste revient secrètement, tue sa mère et Égisthe son complice, avec le soutien inconditionnel d’Électre qui ne semble éprouver que de la haine à l’endroit de sa mère.
Publié le 06/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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On réduit en général à deux Dioscures ou jumeaux céleste, Castor et Pollux. C’est oublier les deux sœurs, plus célèbres encore que leurs frères : Clytemnestre et Hélène.
Certains auteurs, tel Homère, affirment que Castor, Pollux, Hélène et Clytemnestre, les Tyndarides, seraient tous enfants du roi de Sparte, porteur du nom, Tyndarides. Tous jumeaux et donc nés en même temps. La version la plus classique veut que Castor soit le fils du roi mortel, Tyndare, mais que Pollux, aurait, eu Zeus pour géniteur. Quant aux filles, le mystère est plus épais encore. On lira parfois que seul Pollux aurait été fils de Zeus, que Léda, plus ou moins violentée par Zeus ayant pris l’apparence d’un cygne, aurait pondu deux œufs contenant chacun un garçon et une fille, Castor et Clytemnestre ayant Tyndare pour royal géniteur et Pollux et Hélène étant enfants de Zeus. À qui se fier ? Léda elle-même ne peut nous éclairer. Fidèle épouse de Tyndare, elle a la prudence, le jour où Zeus la contraint à lui céder, de s’accoupler avec son époux, au risque de faire des enfants mal partagés en matière d’immortalité. Mais il faut bien préserver sa réputation de femme vertueuse.
Publié le 06/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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