les mythe du taureau ( zodiaque )
Publié le 06/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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On retrouve le sacrifice humain chez les Aztèques ; par exemple, tous les cinquante-deux ans, au moment de la ligature des années, de la réunification des calendriers solaire et rituel, on arrache le cœur d’un jeune homme après qu’il a été pendant trois jour fêté, choyé, couvert de femmes et de fleurs, étourdi de musique et de parfums et sans doute, à la fin, quelque peu drogué. Il faut ce sacrifice pour que le monde continue de tourner, que le soleil se lève à nouveau, qu’on rallume le feu sacré. Comblé de bienfaits, nourri de mets exquis, il est fier d’avoir été désigné pour cette tâche indispensable à la communauté. Il abordera la mort avec ferveur et enthousiasme. L’offrande du jeune homme quasiment déifie, c’est pour les hommes la promesse de cinquante-deux années nouvelles éclairées et réchauffées par le dieu soleil. L’église chrétienne a conservé l’essence du rite mais sous sa forme métaphorique. Il y a transfiguration. Il n’y a plus ni taureau, ni chair d’un dieu, ni mise à mort d’un roi sacré. Nous savons que tous les mythes les plus anciens ont été transformés mais conservés, que les nouveaux se sont superposés aux plus archaïques, que les religions nouvelles ont posé leurs pas dans les traces de celles qu’elles voulaient détrôner, sans trop rebuter leurs adeptes et qu’à la racine de tous les rites se trouvent les mêmes aspirations humaines, les mêmes désirs de survie après la mort, la même soif de dépasser les limites et les terreurs de l’humaine condition. Les mots et la forme donnée aux dieux changent. Ceux-ci sont plus ou moins proches de l’homme, pareils à lui, calqués sur lui, ou plus ou moins inaccessibles, sublimes, modèles glorieux et éblouissants. Parfois terrifiants de puissance. Parfois incompréhensibles dans leurs décisions ou leurs châtiments.
POUR LES NATIFS:
Le taureau est à lui seul chargé de plusieurs traits que les hommes projettent sur les dieux ou dont les dieux s’emparent volontiers : la puissance, la fécondité, le caractère changeant, la violence. Le signe du Taureau, riche de ces caractéristiques, se retrouvera aussi associé, on l’a vu, aux vertus féminines de fertilité, celle-là mêmes qu’on attribue à la nature et donc à l’amour. Car sans amour, sans désir, pas de fécondité, pas de vie. Le Taureau est porteur de tous les désirs du monde ; il est lié à la matière épaisse ; sa dimension charnelle et terrienne ne lui permet pas aisément de lâcher prise et sa jouissance est trop forte pour qu’il perçoive même la nécessité de l’écarter de lui. Le taureau, comme le sanglier, aime le contact avec la terre. Dans le pèlerinage aux sources. Ainsi la bête primitive jouit de sa propre masse et de ce contact totalement physique avec la terre, la boue, l’argile. Les natifs du Taureau, eux aussi, jouissent de cette proximité, ils aiment sculpter, modeler, pétrir, qu’il s’agisse de la pâte pour faire le pain et nourrir, ou pour créer des formes. Les terriens, Taureaux en particulier, sont des êtres du toucher, de l’odorat, du goût. Dotés d’une oralité puissante.
Publié le 06/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Mais le sacrifice du taureau peut être chargé d’une autre action, exercer sa fonction de baptême, comme on le voit avec Mithra (né le 25 décembre et ressuscité un 25 mars) et dont on dit qu’il est né d’un rocher, donc de la terre, de la pierre, de la force. Mithra est associé au taureau noir qu’il sacrifie sur une sorte de plate-forme à claire-voie sous laquelle se tient l’impétrant, le candidat est là, à la fois le dieu et l’animal sacrifié, préfigurant un autre sacrifice qui nous donnera son sang à boire. Bien d’autres dieux sont immolés comme Attis, Adonis ou Orphée le Grec venu de Thrace sans doute, Pridevi le Celte, Dionysos lui aussi, qui sera morcelé, déchiré. Nous sommes toujours confrontés à cette nécessité de la mort et de l’ensevelissement pour que la vie renaisse ou pour que la mort ajoute au destin de l’homme—via le dieu—une dimension supplémentaire, une transcendance que sans la mort il n’atteindrait jamais. Le sang, on le sait depuis toujours, est symbole de vie, de mort et de renaissance la mort. Le sacrifice du taureau et le sang régénérateur constituent une allégorie éternelle qui traverse tous les grands mythes et récits de création du monde ou de l’homme. Lorsque Mardouk, le Mésopotamien, décide de créer des hommes pour qu’ils servent les dieux et accomplissent pour eux toutes sortes de corvées, il lui faut tout de même le sang d’un dieu. C’est celui de Kingu, champion de Tiamat, qui sera utilisé. Peut-être pour consoler les humains de n’être que les larbins des dieux.
Publié le 04/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Le Minotaure s’est donc présenté. Il y fallait un stratagème. Dédale, complice de Pasiphaé et toujours enthousiaste lorsqu’il fallait relever un défi, fût-il dangereux, construisit donc une vache en bois recouverte de peau, joliment tachetée. Ayant déjà construit des automates, peut-être même lui a-t-il fabriqué une queue mobile, pour chasser les mouches. À moins que, fils d’un taureau surgi du royaume de Poséidon, le Minotaure n’ait gardé quelques traces de l’immortalité du dieu lui-même… Il y a de la patience dans le Minotaure, de l’obstination aussi, avant que Thésée ne vienne lui livrer combat. Ainsi le Minotaure est à la fois l’homme et le taureau comme tout homme est aussi en lui-même Minotaure. Il est pourrait-on dire, le combat intérieur que se livrent le taureau et le toréador. Et nous voici renvoyés ainsi au thème du sacrifice auquel on ne peut échapper dès lors qu’on aborde un mythe aussi lourdement animal. Car de quoi parle le sacrifice, si ce n’est de viande ? Qui donnera sacerdoce, signifie en effet : faire cuire de la viande. Chatouiller les narines des dieux d’un fumet agréable—et nous savons combien les dieux y tiennent—afin qu’en échange, ils comblent quelques-uns des désirs de ces pauvres humains… encore que ces derniers, grâce à Prométhée, mangent la viande et laissent aux dieux les os, la graisse et les viscères… voire la seule fumée. Boudha lui-même, d’ailleurs, ne se nourrira-t-il pas que des parfums de nourriture ? Les troupeaux sont précieux et sacrifier une chèvre, un taureau ou toute autre bête constitue pour l’homme un réel renoncement. Il n’est pas question de tuer l’animal pour rien, sans qu’il y ait troc, échange avec les dieux ; promesse de leur par de quelque pluie fertilisante, de quelque secours indispensable, d’un vent favorable pour permettre au vaisseau de repartir…
(DU PEINTRE GASTEUIL )
Publié le 04/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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On se rappelle que Minos a une épouse, Pasiphaé. Lorsque celle-ci aperçoit le taureau blanc, elle en tombe amoureuse, perd toute notion de sa royale dignité. Saisie par la débauche, elle se jette au cou de la bête. Déchaînée, Pasiphaé fait peur au taureau. Il ne veut pas d’elle. Qu’est-ce-que c’est que cette femelle égarée ? Semble-t-il se dire, réagissant en cela comme un mâle rebuté par une conquête trop facile…ou conscient de ce qu’il n’appartient pas à la même espèce. Mais Pasiphaé, elle, veut à tout prix faire l’amour avec le taureau blanc et supporte mal son indifférence, sa placidité dédaigneuse. Pour satisfaire ses lubriques appétits, elle va inventer un incroyable stratagème. Ou, plus exactement, elle s’adresse à Dédale qui bricole souvent pour Minos ; il lui propose de construire un leurre—comme on dit à la chasse ou à Troie—un piège gigantesque. Le leurre ressemble à une ravissante génisse dans laquelle Pasiphaé se glisse, de telle sorte que le taureau, trompé et pas si malin que ça, n’y voit que du feu. Et il va lui faire un petit, le fameux Minotaure, mi-humain, mi-bête, le corps, dit-on, étant d’un homme et la tête d’un taureau. Lorsque Minos voit sa femme accoucher de cette créature impossible, il entre dans une grande colère et condamne Dédale à construire le labyrinthe dans lequel on enfermera à jamais le Minotaure, supposé avoir un grand appétit et se monstre fort cruel. Telle est du moins la réputation que Minos tient à lui faire. Réputation contestée par certains. Notamment par T.Stern, auteur d’un brillant ouvrage sur Thésée. Au début du livre, le Minotaure se livre à un monologue quelque peu désabusé.
Publié le 04/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Le dieu funéraire, taureau noir, s’oppose au taureau blanc qui bouleversera la vie du roi Minos régnant en son île de Crète. Il invoque un jour Poséidon et lui demande de faire surgir de la mer une de ces créatures gigantesques en lui promettant de lui sacrifier. Alors surgit des flots un taureau blanc magnifique, une bête splendide qui subjugue le roi. Celui-ci promène la bête, caresse l’animal soyeux. Il s’y attache tellement qu’il décide de le garder pour lui, de ne pas le sacrifier au dieu de la mer et de le remplacer par un de ses plus beaux taureaux qu’il prendra soin d’égorger lui-même. Mais on ne trompe pas les dieux, on ne triche pas avec eux. Poséidon, pour se venger, rendra son taureau blanc sauvage, violent, dévastateur, indomptable et terrible, multipliant les catastrophes partout où il passe. Certes Minos sera pris de remords. Mais le mal est fait. Isoline Agenet a écrit quelques belles pages sur ce taureau crétois. C’est Aphrodite elle-même que Minos voit apparaître, selon son vœu, sur les flots et le mythe insiste sur la beauté de l’animal. Minos est aussitôt ébloui. Avec le taureau on exulte, on s’exalte, on s’enivre par tous les sens. Lorsque Minos voulut régner seul sur la Crète, écrit encore I.Agenet, il dit à ses frères que les dieux lui destinaient le royaume et affirma que toutes les prières qu’il leur adressait étaient aussitôt exaucées. Pour prouver son droit à la succession, il demande à Poséidon ce fameux taureau, et il fut en effet exaucé. Mais le manquement à une promesse faite à un dieu ne pouvait avoir que de tragiques conséquences. C’est ce taureau devenu furieux qu’Héraklès aura pour mission de mater, mais non tuer. Aussi, pour immobiliser la bête, il n’utilisera pas d’arme mais un solide filet avec lequel il espère l’emprisonner. Il y parviendra et le taureau perdra ses moyens, tombera. Héraklès alors le portera sur son dos, s’en servira comme monture pour traverser la mer et parviendra ainsi à Mycènes. Sa victoire, toutefois, va se transformer en défaite. Certes il a prouvé son courage et sa force, maîtrisé la bête et il l’amènera pour qu’elle soit sacrifiée à Héra. Mais l’ombrageuse déesse est rancunière, elle refusera ce présent, donnant même l’ordre que l’animal soit libéré alors qu’il n’a pas réellement changé de nature ! Héra joue donc à Héraklès un fort mauvais tour. Bientôt le taureau aura retrouvé ses fougueux et redoutables instincts. À Cnossos même, d’ailleurs, le taureau blanc avait provoqué une catastrophe d’un tout autre ordre.
Pour les natifs du taureau, la beauté est une source inépuisable de joie, il a en lui cette grâce existentielle rare, que de gens possèdent en son entier, pouvoir jouir de ses cinq sens. Nul mieux que le natif du taureau ne sait savourer le bonheur simple, naturel, la joie d’être sur terre, de vivre et d’aimer
Publié le 03/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Il n’y a rien de surprenant, d’ailleurs, à retrouver en Crète les toutes premières représentations de la tauromachie. Le taureau est essentiellement lié à Minos, roi de l’île, en son palais de Cnossos, puis au Minotaure, monstre mi-homme, mi-animal, que Minos fait enfermer dans le labyrinthe construit par Dédale, se nourrissant de jeunes gens et de jeunes filles qu’on lui livre tous les neuf ans. Thésée parviendra à tuer le monstre avec l’aide d’Ariane. La Crète est une île particulière, berceau des déesses les plus archaïques, à commencer par Cybèle. À Santorin et en Crète on a retrouvé des représentations évocatrices de la corrida, symbole de la lutte de l’homme contre la bête, la civilisation contre la barbarie. Si la corrida soulève encore des passions aujourd’hui, c’est sans doute parce qu’elle est chargée de symboles qui dépassent infiniment l’adresse du torero, son courage, sa science de la faena ou face à lui, le malheureux toro sacrifié…à moins que celui-ci ne fasse preuve d’une bravoure exceptionnelle qui lui vaudra d’avoir la vie sauve. La corrida incarne le duel entre l’esprit et l’animalité, vieux mythe universel.
Au Pérou, il existe une corrida très proche, symboliquement, de l’espagnole…ou de la crétoise. Les jeunes garçons du village doivent grimper dans la montagne et capturer un condor. Ce qui en soi a certainement valeur d’initiation. Puis ils attachent l’oiseau sur le cou du taureau, par ses serres. Le combat peut alors commencer entre l’animal des cimes, > papillon de pierre selon la belle formule de Pablo Neruda et le taureau terrestre, charnel, et sa puissance aveugle. L’issue du duel n’est pas déterminée d’avance…
Publié le 03/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Io était une prêtresse d’Héra mais Zeus qui aurait bu un philtre d’amour se serait épris d’elle, sans plus réfléchir aux ennuis que pourrait lui attirer le fait de chasser sur un territoire particulièrement bien gardé. La version du philtre, cependant, peut être contestée car apparemment Zeus n’avait nul besoin de boire quoi que ce soit pour tomber amoureux d’une mortelle ou d’une déesse. Héra, bien sûr fut vite avertie. Elle s’empressa de reprocher à Zeus, une fois de plus, son infidélité. Et lui ne sut mieux faire que de nier. Aussitôt, il changea Io en vache blanche. Mais Héra ne s’y trompa pas et revendiqua la garde de cette jeune vache, la confiant à Argos aux cent yeux. C’est dire que rien ne pouvait échapper aux regards de celui-ci ! Pourtant Zeus, peu disposé à renoncer à son caprice et voulant retrouver à tout prix sa génisse, chargea Hermès de la dérober en trompant la vigilance d’Argos Panoptès. Difficile mission dont Hermès s’acquittera mais au prix du meurtre d’Argos qu’il endormit au son de sa flûte. Héra infligea alors à Io la présence persécutrice d’un taon qui la poursuivit où qu’elle aille. Elle parcourt le monde, haletante, ne connaissant aucun répit mais elle se retrouva en Égypte où Zeus lui rendit enfin son apparence humaine. >, nous conte R.Graves. Il ajoute qu’Ipaphos était le bœuf Apis et qu’il régna sur l’Égypte…. Du moins est-ce là une version mais quelle que soit celle à laquelle on s’arrête, il y est toujours question de bœufs et de vaches même si Io est parfois assimilée à Héra elle-même ou à Déméter, cette dernière étant fortement nourrie de l’image d’Isis revue et corrigée par Apulée. Mais Io, quels que soient ses liens à Zeus ou à Isis, est avant tout une déesse dont le nom évoque la Lune. Et donc la fécondité.
Le Taureau, selon sa couleur, est porteur de symboles différents,
-noir, le voici chthonien, taureau de la mort
- rouge, le voici taureau de l’arène, archaïque, puissant associé au sang, au sacrifice… et donc sacré.
Publié le 03/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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L’une des grandes figures féminines, Isis, devient Isis – Hathor
Dans des conditions particulières, révélatrices des ambivalences de la déesse….et de la mère en elle. Comment, en effet, perd-elle la tête – aux deux sens de la formule – et voit-elle celle-ci changée en tête de vache, telle qu’on peut la découvrir à Dendérah, en son temple l’un des plus > qui soient, encore aujourd’hui, d’une énergie mystérieuse ?
Horus, fils posthume d’Osiris – frère et époux d’Isis –, doit affronter Seth, son oncle ennemi. Pour leur combat, les voici métamorphosés en hippopotames, barbotant dans le Nil. Isis se doit d’aider son fils dans cette bataille et Horus attend de sa mère qu’elle lance un harpon dans le corps de Seth. Or une étrange maladresse la conduira à harponner…son fils. Se rendant compte de son geste malheureux, elle harponnera ensuite Seth, Seth qui la suppliera au nom de leurs liens fraternels, de retirer cette arme de son corps. Cette fois Isis soutiendra son fils jusqu’au bout…mais Horus n’oubliera pas l’< acte manqué > de sa mère et, dans sa fureur, il lui tranchera la tête, plaçant sur son cou une tête de vache. Désormais on la nommera Isis – Hathor. Et elle se chargera du même coup des valeurs lunaires de fécondité qu’elle n’incarnait pas spécifiquement sous son seul nom Isis. Est-ce pourquoi, sur le lieu même de l’ancien temple de Dendérah, là où subsistent quelques énormes blocs de pierre et où coule un faible ruisseau, des femmes stériles viennent, accompagnées d’un mari ou d’un frère, et se trempent un instant dans ce filet d’eau en implorant la déesse de leur accorder un enfant ?
La vache, en Inde, est sacrée et il n’est pas pensable de la tuer ou de la consommer. Ce serait là un meurtre, parce que, au pays de Bouddha, on ne doit occire aucun animal. Ce serait de surcroît commettre un crime de lèse-déesse Aditis qui préside à la création du monde, et s’exposer à la famine et à la mort.
Les dieux grecs, évidemment, n’échappent pas à l’emprise du Taureau. Ainsi voit-on Zeus prenant l’aspect de l’animal lorsqu’il éprouve un désir impérieux pour une mortelle ou changeant en vache l’objet de son désir, comme dans l’histoire d’Io.
Publié le 03/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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Cette déesse, appelée Inanna chez les Sumériens, Ishtar chez les Akkadiens et Babyloniens, Astarté ou Athtart à Ougarit, Shaushka ou Shaushga chez les Hourrites, et Ashtart en langue punico-phénicienne, doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l’amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort. Elle semble avoir comme descendance Aphrodite en Grèce, Turan en Étrurie et Vénus à Rome. Elle a un aspect hermaphrodite (Ishtar barbata), comme beaucoup de déesses de ce type.
Cette sensualité du Taureau, c'est celle-là même qui imprègne tous les textes mésopotamiens, rédigés dans ce style direct, cru, dru, plein de gourmandise, où dieux et déesse forniquent sans complexe ni remords. Les récits concernant Ishtar nous réjouissent parce qu'ils font apparaître simultanément des qualités et des défauts qu'on se plaît, depuis des millénaires, à attribuer aux femmes: leur coquetterie, leur mauvaise foi, leur susceptibilité mais aussi leur beauté, leur courage, leur ténacité et cette insasiable vitalité. Ishtar n'échappe pas au procès. Lorsqu'elle parvient à remonter du royaume des morts où elle s'est fort imprudemment aventurée et sur lequel règne sa soeur, il lui faut trouver une victime qui prenne sa place en enfer. Telle est la loi. Elle refuse de sacrifier son capitaine, son ménestrel et coiffeur, sa servante fidèle....mais elle désignera Tamouz-Domouzi parce qu'il est en train de se > au lieu de s'inquiéter du sort de sa maîtresse, Ishtar, disparue depuis trois jours et trois nuits. Elle le laissera donc emporter par les juges infernaux, ira même jusqu'à le livrer, désigner comme victime élue malgré les supplications déchirantes de son amant. Ce qui n'empêchera pas Ishtar, le lendemain, de pleurer le > et même de lui promettre vengeance! Incohérence? Mauvaise foi? ou réaction féminine compréhensible? Chacun tranchera en son âme et conscience.
Et c'est sous cette ère du Taureau que ces déesses amoureuses et guerrières tout à la fois manifestent leur tempérament généreux avec le plus d'énergie. Il y a quelque chose de gai et de sain dans ces mythes du Taureau. Même s'il passe, en face, dans le scorpion, dans la nuit du signe, la notion insistante de sacrifice et de mort, davantage de vie.
En astrologie, on retrouve les valeurs nourricières, fécondantes et féminines du signe, les valeurs de vie, de foi instinctive dans ce principe vital qui porte ses natifs et natives à jouir de ce que le destin leur offre, à le faire fructifier, à suivre leur route avec obstination. Avec peut-être aussi, plus que chez d'autres, un certain instinct du bonheur.
Publié le 03/11/2008 à 12:00 par fanstastiquereve
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En astrologie, le Taureau est féminin, gouverné par Vénus, planète et déesse de l'amour, à l'image des premières Grandes déesses_ mères et séductrices, telles Ishtar, Ashtort, Astarté, Aphrodite et tant d'autres... Signe féminin encore parce que > et parce que la Lune y est exaltée, nous rappelant ici sa double nature procréatrice et amoureuse. Rien à voir avec la pseudo-féminité de la Balance, signe masculin gouverné par une Vénus >, plus > qu'intime, selon le mot de Jean Carteret, évocatrice de la dame de l'amour courtois à laquelle il faut aubades et sérénades, échelles de soie et poèmes romantiques. Au Taureau, il faut des plaisirs concrets...pas des promesses. Le Taureau, mal nommé du Zodiaque, est > et en même temps inséparable, dans sa dimension mythologique, du taureau sacrifié de Mithra dont le sang possède lui aussi un rôle fécondateur. Par le sang, par le sperme, par la terre, par la graine et la semence, par l'ovule, il y a vie. Nous sommes ici au coeur de la puissance d'Éros. Tous les mythes fondateurs s'élaborent à partir d'une chair androgyne et au fil des temps, des permutations de > se sont opérées, surtout lorsque le féminin a perdu sa puissance; lorsque les très anciens mythes à relent matriarcal ont cédé la place aux dieux pères. Vache ou Taureau... de toute façon, les mythes évoquent fécondité, animalité, puissance instinctive. Ainsi, à l'origine, on rencontre des taureaux solaires, associés à la foudre, tel le Rudhra du Rig Véda, violent, furieux, ouranien par excellence. Quand il mugit, on a le sentiment qu'un orage se déchaîne. Zeus lui-même empruntera au taureau sa forme et sa force brutale. Mais les cornes en forme de croissant lunaire le rendront indis-sociable du féminin créateur. Ce sera Aditis aux pis gonflés, la vache céleste indienne qui donne naissance aux ères successives dont la marche interdit tout retour en arrière. Du taureau céleste Mithra, à Isis-Hathor à tête de vache, on voit l'ambivalence permanente du signe et de l'animal lui-même, puissant et aveugle comme le taureau de l'arène mais paisible et ruminant dans sa prairie,instinctif et doté d'une force irrésistible mais fécond comme la vache qui fournit le veau et le lait, ou encore, sous la forme du boeuf, aidant l'homme à labourer son champ. Lorsqu'on fait allusion à l'ère du Taureau qui suit l'ère des Gémeaux et précède celle du Bélier, on comprend pourquoi les prophètes de la Bible, qui annoncent déjà l'agneau pascal fils du Bélier, condamment avec autant de violence les prophètes de Baal dont ils renversent les statues. Car l'ère du Taureau qu'ils ont pour mission de détruire et d'effacer à tout jamais, est évocatrice de tout ce que leur fiévreuse vertu combat: le stupre et la luxure, les parfums de l'Orient, les plaisirs, les fourrures, toutes les jouissances du monde, et même ces bijoux dont G.Bachelard dit qu'ils sont >. Car au Taureau, on a le sens de la richesse, de la valeu matérielle des choses.