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L’animal consacré d’Hélios est le coq, puisque c’est lui qui, par son char victorieux, fait lever le soleil. Héphaïstos a fabriqué un char à Hélios que celui-ci conduira à travers le ciel, chaque jour, tâche essentielle à la survie de la terre, au bien-être des humains. Mais Hélios a un fils, Phaéton, jeune et présomptueux, trop confiant en sa force. J.Lacarrière nous conte que Phaéton soupçonne Hélios d’être son géniteur. Il va lui en demander confirmation et, s’il est bien son père, Hélios le reconnaît pour fils. Alors Phaéton lui demande la permission de conduire son char. >Hélas, Hélios a promis. Il a fait le serment de satisfaire les désirs exprimés par son fils. Il lui faudra tenir parole, bien à contre cœur. Il prodigue mille conseils. > On songe auxconseils Dédale avertissant Icare des risques encourus lorsqu’ils s’évadent de Crète. > Phaéton, trop jeune, trop orgueilleux, sans expérience, incapable de maîtriser son attelage provoquera des catastrophes innombrables avant de finir ses jours dans un tragique embrasement. Ses sœurs, pour le punir peut-être, ont attelé des chevaux particulièrement fougueux. Très vite, il en perd le contrôle. Zeus, très en colère, ne l’épargnera pas. >, écrit J.Lacarrière qui suggère de voir dans ce mythe >. > Cela implique un fol orgueil. Orgueil qui, souvent, est celui du natif du Lion. Zeus se débarrasse de l’impudent jeune homme et ses sœurs, qui sans doute se sentent un peu coupables ou sont jugées telles, seront transformées en peupliers, pleurant des larmes d’ambre,> du soleil. Hélios est désolé, sans doute, mais se tâches quotidiennes l’appellent. Il voit tout, surveille tout…bien qu’étant parfois un peu distrait. Il voit des choses qu’il a vilainement > à Héphaïstos ( peut-être parce que celui-ci est le constructeur précieux de son char ) l’inconduite d’Aphrodite, et ses ébats avec Arès. Il a dénoncé la déesse de l’amour. Malgré ses fonctions essentielles, on a le sentiment qu’Hélios n’est pas si bien en cour, pas tellement apprécié de Zeus. Lorsque a lieu la répartition des terres entre les dieux, il ne restait pas grand-chose à offrir à Hélios et Zeus en était bien confus. > Zeus accepta volontiers, avec le sentiment de s’en tirer à bon compte. Hélios avait sept filles et sept fils ( peut-être les sept jours et nuits de la semaine ?). Ses fils seraient devenus astronomes, ce qui semble logique, mais Actis, exilé pour avoir tué un de ses frères, se serait enfui en Égypte où il aurait fondé Héliopolis et aurait enseigné l’astrologie aux Égyptiens. Version absurde, cependant, les Égyptiens ayant précédé les Grecs dans la connaissance de cet art. Toutefois il faut sans doute chercher à Hélios, à Apollon et à certaines figures solaires, une origine autre que grecque. Hélios n’est pas un olympien, pas plus qu’Apollon à l’origine. W.C.K. Guthrie, comme R.Graves en sont convaincus. Socrate, dans le Cratyle, ne dit-il pas : > Autrement dit, des figures sur lesquelles les Grecs auraient eu du mal à projeter des comportements humains. Au soleil et à la lune, les Grecs ne faisaient pas d’offrandes, ne sacrifiaient pas. Cela, c’était bon également pour les Barbares. W.C.K. Guthrie dit encore : > Des dieux, certes, mais ne communiquant pas avec les hommes.